Nabari Tome 1

Lancé par l’éditeur Asuka dans sa collection Shônen, Nabari offre un premier tome à la trame simple. Miharu est un collégien banal et taciturne. Mais voilà, d’après les membres du club Nindô, il possède en lui les écrits du « shinrabansho », la plus puissante des techniques ninjas. Il devient donc rapidement une cible prioritaire et évite de justesse un enlèvement. Le maître du club de Nindô lui demande alors de rejoindre son club pour le former à affronter ce qu’il attend. Mais Miharu n’a qu’un objectif dans la vie : reprendre le restaurant de ces parents. Difficile donc de capter son attention…

nabariQuand on lit ce premier volume, il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec le ninja à la combinaison orange. Au fil des chapitres, le background de Nabari rappelle furieusement celui de Naruto. Que ce soit les techniques de combat, le nindô, les ninjas ou les villages cachés, les ingrédients du manga de Masashi Kishimoto sont là. Le trait est cependant très différent entre les deux mangas. D’une manière générale, pour avoir relu le premier tome de Naruto, le dynamisme des scènes d’actions ressortent mieux dans Naruto. Les personnages ne bénéficient pas également du même traitement qui ont un aspect plus longiligne dans Nabari. Yuuki Kamatani essaye aussi de ne pas jouer dans le même registre et tente d’insuffler une part d’humour dans cette aventure.

Pour cela, la mangaka s’appuie sur l’aspect nonchalant et « jm’enfoutiste » de son personnage principal. Le décalage entre les diverses situations et son comportement est le mécanisme de base qu’elle utilise pour tenter d’arracher un sourire. Malheureusement, le système ne fonctionne pas vraiment, preuve que faire de l’humour n’est pas toujours aisé. L’action, elle, manque cruellement d’entrain et les combats n’ont pas suffisant de tension et de suspens pour tenir le lecteur en haleine. Au final, le cocktail a donc du mal à prendre et l’ennui pointe son nez à la fin de ce premier tome. 

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~ par Beck sur mars 28, 2009.

3 Réponses to “Nabari Tome 1”

  1. J’ai stoppé la série après trois épisodes pour les mêmes raisons. Une trame pas vraiment aguichante et qui tourne un peu trop au shonen basique. Pas grand chose m’a plu.

  2. Le problème avec ce manga c’est que son début ne lui fait pas vraiment justice… (pour toutes les raisons citées plus haut) C’est l’incarnation même de la mauvaise entrée en matière, ce qui est dommage car par la suite ça a plutôt tendance à s’arranger.
    Si le scénario reste effectivement assez basique et ultra-revu, les personnages ou plutôt leurs interactions sont par contre je trouve carrément réussis. C’est relativement non manichéen, ce qui est toujours cool.
    Je n’irai pas jusqu’à dire que ça rend ce manga incontournable, mais disons qu’entre ça, les dessins aguicheurs et la jolie édition, je suis vendue ^^

  3. Désolée, mais je ne trouve pas du tout que ce manga est ennuyeux.
    Certes, les combats peuvent être brouillon, le blabla est réccurent, mais je trouve qu’on s’éloigne vachement de l’univers de Naruto. Oui, il y a des ninjas, oui le héros est un jeune garçon, mais les différences sont bien là. Dans Naruto, j’ose penser que tout le monde peut être ninja sans exception, alors que dans Nabari, ce n’est pas tout le monde qui l’est car les humains sont prit par l’avidité et s’éloignent des forces de la nature. Puis Miharu est loin d’être un boulet fini pas fichu de réfléchir correctement comme le ninja blond costumé pour Guantalamo (même s’il est un peu naïf). Même si la trame est classique, je préfère cette histoire qui va en s’améliorant sans partir dans des décennies qu’une histoire qui va en se détériorant et qui continue quasiment éternellement. (faut savoir arrêter sa série, un jour!)

    Pour la petite explication, je n’aime pas Naruto, qui est lui-même couvert de clichés (et borné de longueur). Pourquoi rabaisser Nabari? Car il y a des ninjas? Car les héros sont jeunes? Car le héros a en lui ce qui pourrait s’apparenter à « un démon intérieur »? Complètement absurde. Yuhki Kamatani a pu s’inspirer d’une idée comme celle de Masashi Kishimoto, mais au moins elle sait servir une histoire agréable à lire sans être la révolution du siècle (un peu comme Venus versus Virus). Et puis l’humour n’est pas mauvaise à mes yeux, et elle me semble moins lourde que celle des autres shônens avec des personnages basiques.

    Désolée si j’ai offensée qui que ce soit, mais on ne peut pas discuter les goûts.

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