Focus : Masamume Shirow

•septembre 8, 2009 • 4 commentaires
Ben voilà, il suffise que je dise que je vais continuer à parler essentiellement d’actualité pour que j’écrive une biographie basé sur Masamume Shirow.
Né le 23 novembre 1961 à Kobe, Masamume Shirow (士郎 正宗) est un nom de plume qui provient de Masamume, un célèbre forgeron japonais du 14ème siècle. Le véritable nom serait Oda Masanori. Il démarre sa carrière de mangaka en publiant dans différentes revues amateurs entre 1980 et 1984 alors qu’il étudie la peinture à huile à l’université d’art d’Osaka. Il est en particulier présent dans le fanzine Atlas qui accueille Black Magic, son premier titre publié à partir de février 1983. Une fois son diplôme obtenu, il devient professeur d’art dans une école supérieure.
Il est alors remarqué par Aoki Harumichi, président de l’éditeur Seishinsha, qui diffuse en 1985 son premier manga en tant que professionnel : Appleseed. Ce titre rencontre un franc succès et Masamume Shirow produit quatre tomes qui sont mis en vente entre 1985 et 1989. Pendant ce temps-là, Black Magic est réedité de manière professionnelle et en 1986, Masamume Shirow dessine Dominion. 1989 est l’année ou il démarre dans le magazine Young Magazine le titre Ghost in the Shell qu’il termine en 1996. Dès 1997, il publie une suite dans le même magazine intitulé Ghost in the shell 2 : Man/Manchine Interface. Puis, en 2003, l’éditeur Kodansha décide de mettre en vente Ghost in the shell 1.5 : Human Error Processor, une compilation de quatre chapitres mis de côté par Shirow. Ces chapitres correspondent à une première suite donnée par Masamume Shirow à Ghost in the shell que le mangaka décida d’arrêter. En parallèle de son travail sur Ghost in the shell, il publie le one shot Orion en 1991.
De nombreuses de ces oeuvres font l’objet d’adaptation animée. En 1986, il co-réalise avec Horoyuki Kitakubo un OAV basé sur un chapitre de son manga Black Magic. Puis, deux OAVs basés sur son univers sont mis en vente en 1988 : Appleseed et Dominion Tank Police. Ce dernier est doté d’une suite deux ans plus tard prénommé New Dominion Tank Police. En 1995, Production I.G. dévoile alors le film Ghost in the shell basé sur le manga du même nom et réalisé par Mamoru Oshii. Un deuxième film, Ghost in the Shell Innocence, est distribué en 2004 tout comme le film entièrement réalisé en 3D Appleseed.
Le studio Production I.G. s’attaque également à produire une première série animée sur l’univers de Ghost in the Shell. Prénommé Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, elle est diffusée entre octobre 2002 et mars 2003. En 2004, une deuxième saison apparaît sous le nom de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex 2nd GIG puis un film, Ghost in the Shell Solid State Society, voit le jour en 2006. Production I.G. multiplie également la réalisation d’OAV basé sur cet univers et trois courts métrages sont directement distribué en DVD : Ghost in the Shell Tachikomo no Hibi (2002), Ghost in the shell The laughing man (2005) et Ghost in the shell Individual Eleven (2006).
En 2007, John Woo produit Appleseed Ex Machina, une suite entièrement en 3D au premier film tandis que Masamume Shirow participe à la création de Ghost Hunt, un projet dans le cadre du vingtième anniversaire du studio Production I.G. Le mangaka prend ensuite part au projet Real Drive, une série télévisée en vingt-six épisosdes diffusées à partir du mois d’avril 2008 et pour laquelle il est accrédité du concept original.

Ben voilà, il suffise que je dise que je vais continuer à parler essentiellement d’actualité pour que j’écrive une biographie basé sur Masamume Shirow…

GITSNé le 23 novembre 1961 à Kobe, Masamume Shirow (士郎 正宗) est un nom de plume qui provient de Masamume, un célèbre forgeron japonais du 14ème siècle. Le véritable nom serait Oda Masanori. Il démarre sa carrière de mangaka en publiant dans différentes revues amateurs entre 1980 et 1984 alors qu’il étudie la peinture à huile à l’université d’art d’Osaka. Il est en particulier présent dans le fanzine Atlas qui accueille Black Magic, son premier titre publié à partir de février 1983. Une fois son diplôme obtenu, il devient professeur d’art dans une école supérieure.

Il est alors remarqué par Aoki Harumichi, président de l’éditeur Seishinsha, qui diffuse en 1985 son premier manga en tant que professionnel : Appleseed. Ce titre rencontre un franc succès et Masamume Shirow produit quatre tomes qui sont mis en vente entre 1985 et 1989. Pendant ce temps-là, Black Magic est réédité de manière professionnelle et en 1986, Masamume Shirow dessine Dominion. 1989 est l’année ou il démarre dans le magazine Young Magazine le titre Ghost in the Shell qu’il termine en 1996. Dès 1997, il publie une suite dans le même magazine intitulé Ghost in the Shell 2 : Man/Manchine Interface. Puis, en 2003, l’éditeur Kodansha décide de mettre en vente Ghost in the Shell 1.5 : Human Error Processor, une compilation de quatre chapitres mis de côté par Shirow. Ces chapitres correspondent à une première suite donnée par Masamume Shirow à Ghost in the Shell que le mangaka décida d’arrêter. En parallèle de son travail sur Ghost in the Shell, il publie le one-shot Orion en 1991.

De nombreuses de ces œuvres font l’objet d’adaptation animée. En 1986, il co-réalise avec Horoyuki Kitakubo un OAV basé sur un chapitre de son manga Black Magic. Puis, deux OAVs basés sur son univers sont mis en vente en 1988 : Appleseed et Dominion Tank Police. Ce dernier est doté d’une suite deux ans plus tard prénommé New Dominion Tank Police. En 1995, Production I.G. dévoile alors le film Ghost in the Shell basé sur le manga du même nom et réalisé par Mamoru Oshii. Un deuxième film, Ghost in the Shell Innocence, est distribué en 2004 tout comme le film entièrement réalisé en 3D Appleseed.

Le studio Production I.G. s’attaque également à produire une première série animée sur l’univers de Ghost in the Shell. Prénommé Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, elle est diffusée entre octobre 2002 et mars 2003. En 2004, une deuxième saison apparaît sous le nom de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex 2nd GIG puis un film, Ghost in the Shell Solid State Society, voit le jour en 2006. Production I.G. multiplie également la réalisation d’OAV basé sur cet univers et trois courts métrages sont directement distribué en DVD : Ghost in the Shell Tachikomo no Hibi (2002), Ghost in the shell The laughing man (2005) et Ghost in the shell Individual Eleven (2006).

En 2007, John Woo produit Appleseed Ex Machina, une suite entièrement en 3D au premier film tandis que Masamume Shirow participe à la création de Ghost Hound, un projet dans le cadre du vingtième anniversaire du studio Production I.G. Le mangaka prend ensuite part au projet Real Drive, une série télévisée en vingt-six épisosdes diffusées à partir du mois d’avril 2008 et pour laquelle il est crédité du concept original.

Edito de la rentrée

•septembre 4, 2009 • 3 commentaires
Ca y est, le mois de septembre est arrivé et, comme chaque année, la traditionnelle rentrée est à l’ordre du jour avec ses inévitables déclinaisons. Pour moi, cette rentrée est l’occasion de marquer un anniversaire : Au Bon Beck fête sa première année d’existence.
L’occasion est trop belle pour ne pas faire un petit bilan sur l’activité de ce blog. Certains se rappellent peut être de la toute première « version ». J’avais choisi un design plutôt chouette en quatre colonnes avec une illustration de Makoto Shinkai comme bannière. Le contenu, lui, était assez aléatoire car je parlais de tout et n’importe quoi. Du moment qu’il y avait un rapport avec le manga ou l’animation japonaise, tout sujet avait sa place ici. Au Bon Beck était ni plus ni moins qu’un blog fourre tout.
Puis, au fil des mois, les articles se sont articulés autours d’un fil conducteur : l’actualité manga en France et au Japon. Mon principal souci a alors été ne pas être une simple « recopie » des sites d’actualité comme Manga News, ANN ou Mata Web et j’ai développé l’idée de faire des articles fournissant un maximum d’informations (un peu à la manière d’Anime-Days qui est, j’avoue, source d’inspiration). Peu adapté au long texte, le premier design a alors laissé sa place à l’actuel. Un jour d’ailleurs, il faudra que je réalise une bannière digne de ce nom…
Grâce à toutes ces évolutions, je pense qu’Au Bon Beck s’est forgé une petite identité. Associé à sa présence dans les aggrétateurs comme Blog-chan, Aggretator Sama ou Bikasuishin (encore merci de m’avoir référencé), ce blog a peut être également trouvé un public. Du moins, les statistiques remontées par la plate-forme WordPress me montre une fréquentation régulière sur les quatre derniers mois. Cette situation est pour moi une source d’étonnement permament car je n’aurai jamais pensé arriver à cette situation.
En parallèle, j’ai également apporté quelques petites touches. J’ai ouvert un compte twitter avec lequel je relaye des informations sous la forme de brève. Généralement, il s’agit de news qui m’intéresse mais que je ne peux pas traiter dans un article normal et qui apparaissent dans la colonne de gauche. Dans cette même colonne, je récupère également le fil RSS du blog Akenaide yo pour afficher des informations concernant l’animation japonaise.
Quid de l’avenir maintenant ? Et bien tout simplement continuer à traçer la route qui s’est ouverte. L’actualité va donc encore avoir une place ici et devrait consistuer la majorité des articles. Mon souhait serait maintenant de faire quelque chose de l’actualité japonaise mais la langue nipponne est pour l’instant une barrière que je n’ai pas réussi à franchir. Impossible de clotûrer cet article sans parler de l’événement « business » de cette rentrée avec le rachat de Kaze pour les éditeur Shogakukan et Shueisha.

imageCa y est, le mois de septembre est arrivé et, comme chaque année, la traditionnelle rentrée est à l’ordre du jour avec ses inévitables déclinaisons. Pour moi, c’est l’occasion de marquer un anniversaire : Au Bon Beck fête sa première année d’existence.

L’occasion est trop belle pour ne pas faire un petit bilan sur l’activité de ce blog. Certains se rappellent peut être de la toute première « version ». J’avais choisi un design plutôt chouette en quatre colonnes avec une illustration de Makoto Shinkai comme bannière. Le contenu, lui, était assez aléatoire car je parlais de tout et n’importe quoi. Du moment qu’il y avait un rapport avec le manga ou l’animation japonaise, tout sujet avait sa place ici. Au Bon Beck était ni plus ni moins qu’un blog fourre tout.

Puis, au fil des mois, les articles se sont articulés autour d’un fil conducteur : l’actualité manga. Mon principal souci a été de ne pas être une simple « recopie » des sites d’actualité comme Manga News, ANN ou Mata-Web. J’ai alors développé l’idée de faire des articles fournissant un maximum d’informations (un peu à la manière d’Anime-Days qui est, j’avoue, source d’inspiration). Peu adapté au long texte, le premier design a alors laissé sa place à l’actuel. Un jour d’ailleurs, il faudra que je réalise une bannière digne de ce nom…

En parallèle, j’ai également apporté quelques petites touches. J’ai ouvert un compte Twitter avec lequel je relaye des informations sous la forme de brève. Généralement, il s’agit de news qui m’intéresse mais que je ne peux pas traiter dans un article normal. Les « tweet » apparaissent alors dans la colonne de gauche tout comme les brèves d’Akenaide yo, le blog voisin qui suit l’actualité de l’animation.

Grâce à toutes ces évolutions, je pense qu’Au Bon Beck s’est forgé une petite identité. Associé à sa présence dans les aggrétateurs comme Blog-chan, Aggretator Sama, Bikasuishin et Anime-Kun (encore merci de m’avoir référencé), ce blog a peut être également trouvé un public. Du moins, les statistiques remontées par la plate-forme WordPress me montre une fréquentation régulière sur les quatre derniers mois. Cette situation est d’ailleurs pour moi une source d’étonnement permanent.

Quid de l’avenir maintenant ? Et bien tout simplement continuer à tracer la route qui s’est ouverte. L’actualité va donc encore avoir une place ici et devrait constituer la majorité des articles. Mon souhait serait maintenant de faire quelque chose plus proche du Japon mais la langue nipponne est pour l’instant une barrière que je n’ai pas réussi à franchir. Et en parlant du Japon, il m’est impossible de clôturer cet article sans parler de l’événement « business » de cette rentrée : le rachat de Kaze par les éditeurs Shogakukan et Shueisha. Cette information est sans doute à recouper avec une deuxième nouvelle qui est restée plus discrète : l’arrêt des licences Kodansha chez l’éditeur Tokyo Pop. Les éditeurs japonais se seraient donc décidé de prendre en main directement sur les publications en Europe et aux Etats-Unis. Les impacts sur les consommateurs que nous sommes sont difficilement prévisible mais cette arrivée risque bien de chambouler bien des choses. Espérons que les fans que nous sommes s’y retrouveront et bonne rentrée à tous !

Nomination du Journal d’une Dépression

•août 27, 2009 • Laisser un commentaire

journalVainqueur du Grand Prix lors de l’édition 2006 des « Tezuka Awards », le titre Le Journal d’une Depression (うつうつひでお日記 aka Yuutsu de o Nikki) du mangaka Hideo Asuka a été sélectionné pour participer aux « Ignatz Award ».

Ce concours est organisé par la convention de bande-dessinée alternative Small Press Expo qui se tiens tous les ans à Bethesda dans l’état du Maryland. Depuis 1997, cette convention organise les « Ignatz Awards » qui a pour objectif de récompenser des « réussites remarquable » dans le monde de la bande-dessinée. Le mode de fonctionnement de ce concours est simple: une fois les titres sélectionné par un jury, le public vote pour déterminer les vainqueurs dans les différentes catégories.

Pour cette édition 2009, Le Journal d’une Dépression est donc retenu pour concourir dans la catégorie « Outstanding Graphic Novel » dans laquelle on trouve Nicolas du québécois Pascal Girard,  Acme Novelty Library #19 de Chris Ware, Drop-In de Dave Lapp et You’ll Never Know (Book One: A Good and Decent Man) de Carol Tyler.

Le manga est également présent dans la catégorie « Outstanding Story » avec les titres The Carnival de Lilli Carre, Seeing Eye Dogs of Mars de Chris Ware, Untitled de Amanda Vähämäki et Willy de Damien Jay.

Pour connaître le résultat, il faut attendre une cérémonie qui se déroulera le 26 septembre prochain.

Source : ANN

Informations complémentaires : Small Press Expo

Du rififi dans les magazines

•août 26, 2009 • Laisser un commentaire

to-love-ruLa rentrée peine à arriver que les magazines de prépublication font évoluer leur contenu. Ainsi, pas moins de trois séries vont prendre fin au Japon.

Tout d’abord, Jiro Matsumoto doit clôturer son manga Freesia (フリージア) dans l’issue du mois d’octobre du magazine Monthly Ikki.  Freesia est le quatrième titre du mangaka après Nettai no Citron (熱帯のシトロン), Mikai no Hoshi (未開の惑星) et Yuretsuzukeru (ゆれつづける).

Toujours dans le magazine Monthly Ikki, une deuxième série prend également au mois d’octobre. Il s’agit du manga Noramimi (のらみみ) du mangaka Kazuo Hara. Cette série compte actuellement quatre volumes et a fait l’objet de deux adaptations animées sous la forme de série télévisée produite par TMS Entertainment.

Mais l’annonce la plus importante est faite par le magazine Shonen Jump qui a confirmé la fin du manga To Love-Ru. Cette co-production de Saki Hasemi et Kentaro Yabuki va s’arrêter d’ici la fin du mois d’aout après avoir connu deux adaptations animées produite par le studio Xebec : une série télévisée de vingt-six épisodes et trois OAV supplémentaires.

Source : ANN

Saturne chez Kana

•août 21, 2009 • 2 commentaires

citesaturneKana a annoncée l’arrivée de deux nouveaux titres dans son catalogue pour le mois de décembre : La Cité Saturne (土星マンション aka Dosei Mansion) de Hisae Iwaoka et Nabi du coréen Yeon Joo Kim.

La Cité Saturne est le troisième manga de Hisae Iwaoka. Il s’agit d’une série en cours de publication dans la magazine Ikki et qui comporte aujourd’hui quatre tomes. Par le passé, la mangaka a déjà publié les one-shot Hana-Boro (花ボーロ) et Yumenosoko (ゆめの底) tous les deux disponibles dans la collection Made In de l’éditeur Kana.

De même, Nabi n’est pas le premier titre de Yeon Joo Kim a être publié en France. Les manhwas Platina et Little Queen étaient tous les deux présent en France grâce à l’éditeur Saphira. Après la faillite de ce dernier, la publication de Little Queen s’est arrêté au bout de six volumes tandis que Platina a été repris dans le catalogue de Samji. Concernant Nabi, Kana prévoit la publication de la série (toujours en cours avec six volumes actuellement disponible) mais aussi du one-shot Nabi Prototype, un prémice de la série.

Source : Manga-News

Informations complémentaires : Anime-Kun

C’est les vacances

•juillet 24, 2009 • 4 commentaires

L’été arrive et les vacances aussi. Au Bon Beck en profite pour faire une pause et vous donner rendez vous à la rentrée pour de nouvelles aventures. En espérant que vous, lecteurs, soyez toujours par là ^^

Hajime no Ippo

•juillet 14, 2009 • 3 commentaires

ippoAllez, pour une fois, je vais mettre de côté l’actualité manga pour faire parler cette fameuse passion qui est en vogue dans la communauté otaku francophone. Jevanni et J-Truc en a déjà parler sur leur blog respectif mais j’ai envie d’y mettre ma petite touche et de promouvoir cette licence que je juge excellente : Hajime no Ippo.

Tout commence au mois de février 1990 dans les pages du Weekly Shonen Magazine. George Morikawa y présente les premiers chapitres d’un manga de boxe mettant en scène le personnage d’Ippo. Jeune adolescent timide et isolé, il est régulièrement mis à parti par la bande de voyou de son lycée.  Un jour qu’il est en train d’être molesté, il est sauvé par un certain Takamura, boxeur professionnel. Notre jeune lycéen va alors être transporter dans un club de boxe pour y être soigner. Une fois sur pied, Takumura le fait taper dans un sac de sable et Ippo révele alors un certain talent pour la boxe. Cet évènement marque le début des aventures du jeune Ippo qui, au fil des chapitres, se découvre une passion pour ce sport. Sa volonté le pousse à intégrer le club de boxe de Takamura, tenu par Genji Kamogawa, et devenir boxeur professionnel.

Dans sa construction, Hajime no Ippo est le prototype même du shonen. Timide et peureux, Ippo possède néamoins comme tout héros de shonen qui se doit une sorte de pouvoir caché qui lui permet d’atteindre son objectif. Il est également armé d’un mental suffisamment fort pour lui permettre d’affronter différentes épreuves. Et dieu sait que, des épreuves, il va en subir : entraînement draconien, sparring, combat contre des ennemis de plus en plus fort, rien ne lui est épargné. De même, du point de vue du scénario, Hajime no Ippo est également un vrai shônen puisque la série peut très bien se résumer à une sucession de combats contre des boxeurs de plus en plus fort.

Présenté de cette manière, cette série ne présente pas un grand intérêt. Pourtant, Georges Morikawa va lui insuffler les éléments nécessaires pour en faire un best seller au Japon (imaginez, la série dépasse les 80 tomes !). Avec Aoki, Kimura et Takamura, il commence par créer des personnages attachants à souhait pour former un noyau dur autours d’Ippo. De cette manière, la série ne tourne pas toujours d’Ippo et chacun peut, en quelque sorte, prendre le rôle de personnage principal le temps d’un combat. Puis, il peaufine les personnages secondaires, les boxeurs que doivent affronter ces joyeux drilles et n’hésites pas à user de veilles ficelles. En parallèle, il met en place un scénario ou l’humour a toute sa place. Entre la préparation d’un combat et le combat en lui-même, il inclus des épisodes ou la comédie est reine. Dans ces séquences, il est question ni de préparation physiques, ni d’attaques, ni d’entraînement  mais uniquement détente et rire.

Ajouter à tout cela des combats rudiment mené, on obtient alors un cocktail détonnant. Et même si on dépasse parfois l’irréel, l’efficacité est telle qu’on se laisse rapidement prendre au jeu. En fait, Hajime no Ippo est la preuve en image que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et moi, ça me plain bien.